vendredi 12 février 2016

Les pâtes du frigo presque vide

J'adore les pâtes. Pourtant, je n'en fais pas très souvent car ça me donne mauvaise conscience: j'ai l'impression que c'est trop facile à préparer et que je pourrais me fouler une peu plus pour présenter un repas. 

Ce soir, le frigo est presque vide, mais j'ai faim. Dans ce genre d'occasion je me donne le droit de faire des pâtes. Parfois, c'est très basique (pâtes, huile d'olive et ail). Mais d'autres fois, le dieu des restes du frigo est avec moi et me permet de cuisiner un plat magique. C'était le cas aujourd'hui.



Ingrédients (pour une personne)
- des pâtes (suivant votre appétit: j'ai dû en mettre 80g)
- de l'assaisonnement du placard: huile d'olive (une cuillère à café), sel, poivre
- des valeurs sûres du congélateur: ail et basilic
- des restes magiques du frigo: une poignée de feves cuites et épluchées, un demi citron, du beaufort

Faire cuire les pâtes selon le mode d'emploi.
Egoutter les pâtes et les remettre dans la casserole. Ajouter l'huile d'olive, l'ail, le basilic et les fèves.
Ajouter quelques goûtes de jus de citron.
Avec une râpe (*), prélever un peu de zeste de citron (un tout petit peu: j'ai fait 5 passage de râpe sur le citron). Bien mélanger.
Servir dans une jolie assiette
Râper enfin un peu de beaufort sur les pâtes (ou beaucoup!)

(*) J'utilise ma râpe microplane, un de mes meilleurs investissements en terme de matériel de cuisine (je n'ai pas d'actions chez eux): elle me permet de râper à peu près n'importe quoi en petite quantité, du fromage au zeste d'agrume (mes utilisation les plus fréquentes) en passant par la noix de muscade ou les carottes.

VERDICT:
Un vrai régal. L'association du zeste de citron avec l'ail et le beaufort est vraiment réussie. C'est assez original pour réjouir mes papilles, tout en gardant le côté régressif d'un plat de pâtes.

dimanche 13 décembre 2015

Autant en emporte le vent.

Cela fait bien longtemps que j'avais prévu de lire Autant en emporte le vent. Depuis mes déplacements à Houston, fin 2012 pour être précise. Il n'y a pas énormément d'attractions touristiques là bas, mais j'ai quand même pu y visiter un certain nombre d'anciennes plantations et ayant fort peu de références américaines elles m'ont fait penser à celle de la famille O'Hara.

J'ai refermé Autant en emporte le vent il y a quelques semaines, et j'avoue que je suis encore émerveillée par la richesse de cette lecture. (en vrai, ça va faire 3 ou 4 mois que je l'ai lu, mais le temps que je relise mon post, que je corrige 2-3 fautes, il s'est écoulé un peu plus de temps...)

Comme tout le monde, je connaissais à peu près l'histoire de Rhett et de Scarlett. Comme dit Emmanuel, "C'est l'histoire d'une fille... pas très sympa qui est amoureuse d'un gars... pas très sympa et ils vivent à une époque... pas très sympa!"


Bref, j'ai fini par trouver le livre à la médiathèque, et par l'emprunter. J'ai été immédiatement séduite par l'écriture de Margaret Mitchell: fluide, avec un dosage idéal à mon goût entre la fiction et les descriptions historiques. Suffisamment littéraire pour être plaisant à lire mais sans n'être que littéraire (sinon, ça me fait penser aux cours de français et je m'ennuie!). 



J'ai adoré la galerie de personnages, en particulier celui de Scarlett. Je gardais du film le souvenir d'une jeune fille coquette et capricieuse, mais en réalité, c'est une femme forte qui trace son chemin très librement pour atteindre son objectif sans se préoccuper des conventions sociales de l'époque. En cela, elle est extrêmement moderne, mais elle reste malgré tout ancrée dans son époque, crédible et attachante.

J'ai découvert un pan de l'histoire américaine que je connais mal (la guerre de sécession et la reconstruction du sud qui a suivi). C'était d'autant plus intéressant que la narration adopte le point de vue des vaincus (avec sans doute un poil de subjectivité puisque Margaret Mitchell est d'origine sudiste mais ça ne retire rien au livre: il faut juste être conscient de ce détail).


Bref, ce fut une lecture lumineuse, dont j'ai pu savourer tant l'histoire que l'écriture. Je n'ai pas vu passer les 1500 pages, et j'en aurais volontiers lu plus. C'est le troisième prix Pulitzer que je lis (un peu par inadvertance!), et je crois bien que la prochaine fois que je voudrai lire un bon roman, j'irai piocher parmi les lauréats de ce prix car je n'ai pas eu de mauvaise surprise jusque là...

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Les quelques photos qui illustrent l'article sont celles que j'ai prises à la Liendo Plantation, pendant mon séjour à Houston fin 2012 et que je n'avais jamais mises sur le blog: il s'agit d'une sorte de festival historique, avec plein d'animations sur la vie dans le Sud au 18-19° siècle (cuisine, médecine, travaux d'aiguille...). On y croise pas mal de figurants en costumes d'époque. Le clou de la journée était une reconstitution d'une bataille de la guerre de Sécession, à grands renforts de fumigènes et de coups de fusil à blanc: assez chouette! J'ai trouvé ces photos tout à fait appropriées pour illustrer mon post!


dimanche 13 septembre 2015

Une soupe pour échapper à son destin

Le vendredi midi, je déjeune seule a la maison. Au début de mon temps partiel, j'avais pensé que ce serait l'occasion de me préparer des petits plats qu'Emmanuel n'apprécie pas trop, mais malheureusement, il y a surtout des restes à finir. C'est ainsi que je me retrouve souvent à manger les fameux restes, agrémentés d'un yaourt périmé oublié au fond du frigo et parfois, de quelques biscuits mollassons qui ont pris l'humidité. C'est triste mais que voulez vous, c'est le destin des mères de famille, pleurez sur mon sort brave gens...

Vendredi dernier, j'ai décidé d'échapper à ce triste destin, et je me suis préparé une soupe repérée sur internet quelques jours plus tôt. 




Ingrédient (pour une mère qui échappe à son destin)
- deux courgettes
- une orange (bio car on utilise le zeste)
- une gousse de cardamome
- deux cuillères à soupe de ricocha
- sel poivre
(note: plus un oignon à la maison. J'ai donc fait l'impasse dessus alors qu'il y en avait dans la recette d'origine)

Zester l'orange et réserver le zeste (je me répète, mais pour ce genre de choses, la micro plane, c'est la vie!)
Couper les courgettes en gros dés et mettre dans une casserole. Ajouter les graines de cardamome (les petites graines, pas la gousse entière!) et le jus de l'orange. Couvrir d'eau à mi-hauteur et mettre à cuire. 
Pendant que la courgette cuit, préparer la ricotta pour garnir la soupe: mélanger une cuillère à soupe de ricotta avec le zeste d'orange (j'ai mis la moitié du zeste de l'orange). Saler, poivrer.
Quand la courgette est cuite (environ 15 minutes), ajouter une cuillère à soupe de ricotta, saler, poivrer et mixer.
Pas question de négliger la présentation: on force le destin jusqu'au bout et on se fait plaisir! Verser la soupe dans une assiette creuse (plus classe qu'un bol) et déposer la ricotta à l'orange sur le dessus. Parsemer d'un peu de zeste et d'herbes fraîches pour faire joli (j'ai mis de la ciboulette).

VERDICT

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce mélange de courgettes, cardamome et orange, mais quand je l'ai vue, j'ai su qu'il fallait que j'essaye (mon flair pour les bonnes recettes...) et une fois encore, mon flair a vu juste: c'était délicieux. Il y avait à la fois la douceur de la ricotta, l'acidité de l'orange et le parfum de la cardamome. 
Je garde la recette pour l'hiver qui vient, à décliner avec les légumes de saison! 







dimanche 29 mars 2015

Un nouveau design et des photos pour le printemps

Pour fêter l'arrivée du printemps, je travaille à un nouveau design de blog. Il me reste quelques ajustements à faire, et pour patiente, voilà quelques photos de Sartrouville en ce début de printemps.


Les fleurs de notre abricotier

Toujours les fleurs de notre abricotier, avec au fond notre mur bleu turquoise, du plus bel effet...

Le soleil matinal sur les petits rameaux nouveaux

Je ne sais pas ce qu'est cet arbre, mais il y en a beaucoup dans 
le voisinage, et sa floraison est très jolie. 

Il faisait très beau vendredi... 

Le terrain vague en face de la maison

dimanche 22 mars 2015

Salade de fin d'hiver

L'heure est grave: la saison des courges est terminée. Plus de potimarron, plus de patidou, plus de butternut; même en cherchant bien: mais que va-t-on bien pouvoir manger? Et les petits légumes nouveaux qui ne sont pas encore là... Heureusement qu'il reste les patates douces, toujours là pour servir d’ersatz à une addict à la courge en manque. 
J'ai donc profité d'un moment où Clément était tout disposé à me laisser du temps pour préparer une salade qui me trottait dans la tête depuis longtemps: une salade tiède de légumes rôtis au four. 



Ingrédients, pour une assiette
- quelques pousses d'épinards
- une patate douce (1)
- un demi avocat
- quelques tomates cerise (2)
- quelques fleurets de brocoli (1)
- un demi poivron à un poivron entier (1)
- un peu de tome de chèvre (4)
- quelques morceaux d'oignons rouges (2)
- assaisonnement: huile, vinaigre balsamique, sel, poivre

(1) Bien sûr, je n'allume pas le four pour simplement quelques fleurets de brocoli, un demi poivron et une patate douce: je prépare de plus grandes quantités que je mets ensuite au frigo pour accompagner les repas de la semaine. 
(2) Je pourrais mettre de la tomate normale, mais en cette saison, les tomates sont vraiment insipides, donc j'utilise plutôt des tomates cerise qui ont un peu plus de goût. 
(3) J'aurais pu mettre du bête oignon jaune. Mais l'oignon rouge est tellement plus joli...
(4) J'ai trouvé une tome de chèvre étonnamment bonne en supermarché. Mais tout autre fromage pourrait convenir. S'il est blanc, c'est plus joli...

Préparer les patates douces rôties: 
Éplucher les patate douces, les laver et les couper en morceaux (environ un cm de côté). Dans un saladier, mélanger un peu d'huile d'olive (une cuillère à soupe pour deux patates douces environ), du sel et des épices au choix (j'ai utilisé du paprika fumé). Mélanger les morceaux de patate douce à ce mélange d'huile. Mettre les morceaux de patate dans un plat allant au four. Le mieux est d'avoir une faible épaisseur de patate pour que ça rôtisse bien. Enfourner à 200°C chaleur tournante pour 45 minutes. 

Préparer les poivrons rôtis
Couper les poivrons en deux et retirer les graines et les parties blanches. Les disposer sur une plaque de cuisson et enfourner (à 200° chaleur tournante, avec les patates douce). Il faut laisser les poivrons au four jusqu'à ce que la peau se détache de la chair pour l'enlever très facilement. Je dirais que ça prend environ 30 minutes, mais on n'est pas à 10 minutes près. 
Sortir les poivrons du four et attendre un peu qu'ils refroidissent pour pouvoir les manipuler avec les doigts. Retirer la petite peau fine qui vient normalement toute seule. Couper les poivrons en lanières ou en petits morceaux, au choix et les mettre dans un plat (ou une boîte de conservation si on veut en garder pour plus tard. Arroser d'huile d'olive (environ une cuillère à soupe par poivron), saler, poivrer, ajouter un peu d'ail et mettre quelques herbes fraîches si on en a. 

Préparer les brocolis rôtis. 
Détailler le brocoli en fleurets et les laver. Dans un saladier, mélanger un peu d'huile d'olive (deux cuillères à soupe pour une tête de brocolis environ), du sel et des épices au choix (j'ai encore utilisé du paprika fumé). Mélanger les fleurets de brocolis à ce mélange d'huile. Mettre les fleurets de brocolis dans un plat allant au four. Le mieux est d'avoir une faible épaisseur de brocolis pour que ça rôtisse bien. Enfourner à 200°C chaleur tournante pour 30 minutes. 

Organisation
Bien évidemment, il faut un peu d'organisation pour enchaîner ces étapes sans que cela devienne un calvaire. J'ai profité d'un moment où Clément était très sage pour éplucher et laver les légumes, et pour mélanger les brocolis et les patates douces à l'huile et aux épices. J'ai tout mis dans des boîtes conservation au frigo en attendant le soir. 
Une heure avant le repas, j'ai mis les poivrons au four (ça me prend un étage), puis les patates douces (un demi étage). Puis (un quart d'heure après), les brocolis (sur la place qui reste à côté des patates douces. Quand les poivrons sont prêts à être épluchés, je les sorts du four et finis leur préparation. Normalement, le temps que je m'occupe des poivrons, les autres légumes ont fini de cuire. 

Préparation des autres éléments de la salade
- Émincer un tout petit morceau d'oignon rouge
- Couper un demi-avocat en morceaux
- Couper des tomates cerise en deux (c'est plus joli et plus facile à piquer à la fourchette)
- Couper la tome de chèvre en petits dés

Dressage
Etaler les pousses d'épinard dans le fond de l'assiette. Assaisonner: vinaigre balsamique, huile d'olive, sel, poivre. 
Répartir sur les pousses d'épinard: les patates douce, les brocolis, les tomates cerise, l'oignon, l'avocat, le fromage et les poivrons. 

VERDICT
Cela demande un peu de travail, mais cette salade est un vrai plaisir. C'est un régal pour les yeux et pour les papilles. Et elle permet de retenir un peu l'hiver-cocooning avec les légumes rôtis, tout en appelant le renouveau du printemps avec les pousses d'épinard et les tomates cerise.